3ème siècle avant JC :

 

Apparition des premiers monte-charge mus par l'animal, par l'homme ou bien par des roues à aubes. Ces monte-charge était principalement utilisés pour déplacer verticalement de lourdes charges.

Début du XIXème siècle :

 

Apparition des premiers monte-charge à vérin hydraulique. Le vérin était rempli par de l'eau, et sous l'effet de la pression de celle-ci, le piston se déplaçait vers le haut et faisait s'élever le monte-charge. Pour redescendre, il suffisait de vider le vérin. Ce principe est encore utilisé aujourd'hui, mais l'eau a été remplacée par de l'huile.

Apparition des premiers monte-charge actionnés par des machines à vapeur. Le volant de la machine entraînait un tambour de traction sur lequel s'enroulaient des cordes de traction. (L'idée de câbles de traction en acier d'une conception similaire aux cordages est apparue bien plus tard.) La machine à vapeur fut remplacée par la suite par le moteur électrique. Cependant, on trouve encore de nos jours et dans les vieux immeubles quelques ascenseurs équipés d'un tambour de traction.

1829

 

Apparition du contrepoids. La nécessité de construire de plus en plus haut, de faire déplacer les cabines plus vite et la limite imposée par les tambours, ceux-ci devant contenir l'entièreté des câbles de traction, imposa assez rapidement l'idée d'utiliser une poulie de traction et de contrebalancer le poids de la cabine par un contrepoids. L'ascenseur prit à partir de ce moment un essor certain, mais quelques accidents mortels se produisirent suite à la rupture des cordes de traction, provoquant la chute mortelle des occupants de la cabine.

1851

 

En 1851, à l'exposition de Londres, l'industriel américain Elisha Otis présenta un dispositif destiné à stopper la chute de la cabine en cas de rupture des câbles de traction. Otis eut l'idée de monter un rochet muni de dents d'appui sur les guides et de chaque côté de la cage. Le parachute était né. Cette invention donna un élan définitif à la construction des ascenseurs. On s'accorde à penser qu'Otis est le père de l'ascenseur moderne.

1864

 

Suite au développement de la distribution d'eau dans les villes, l'ingénieur français Léon Edoux, a l'idée d'utiliser la pression de l'eau pour monter des matériaux, puis pour transporter des personnes. L'ascenseur hydraulique est né. Edoux est à l'origine du terme "ascenseur".

1867

 

Edoux présente à l'exposition de Paris, les deux premiers ascenseurs à vérin hydraulique telle que nous les connaissons aujourd'hui. Ceux-ci étaient déjà équipés de poulies destinées à démultiplier le mouvement du piston.

1878

 

Invention du premier limiteur de vitesse. Celui-ci provoque l'arrêt de l'appareil en cas de vitesse exagérée ou de rupture des câbles de traction.

1880

 

Le moteur électrique, devenu suffisamment puissant, est pressenti pour être utilisé dans les ascenseurs. Cependant sa vitesse de rotation relativement grande pose un problème qui paraît insoluble.

1887

 

L'Allemand, Werner von Siemens, invente l'ascenseur à crémaillère. Le moteur électrique, placé sous la cabine entraîne par un système de démultiplication, deux pignons placés de chaque côté de la cabine. Ceux-ci roulent sur des crémaillères placées le long des guides et font monter et descendre la cabine. L'ascenseur électrique est né.

1888 -1900

 

Le treuil d'ascenseur à moteur électrique fait son apparition. Celui-ci est équipé d'une boîte de démultiplication composée d'une vis et d'une couronne et appelée réducteur. Le treuil transmet son mouvement à un tambour de traction sur lequel s'enroulent les câbles ou à une poulie de traction (dans les premiers gratte-ciel.) Suite à ce nouvel apport, la construction des ascenseurs devient moins onéreuse et ceux-ci se démocratisent.

1900-1950

 

L'introduction sur le réseau électrique du courant triphasé à 50 hertz généralise l'utilisation de moteur à induction alternatif. Cependant, la nécessité d'aller de plus en plus vite entraîne un nouveau problème. Si à faible vitesse, la précision d'arrêt de l'appareil est très acceptable, à grande vitesse, elle devient désastreuse. Dès leurs apparitions, les moteurs alternatif à deux vitesses vont être utilisés. La petite vitesse, généralement égale au quart de la grande, servira à approcher du niveau plus sûrement et à permettre un meilleur arrêt. Cependant, la nécessité d'obtenir dans les gratte-ciel des vitesses de déplacement beaucoup plus importantes entraîne la réapparition du moteur à courant continu . Celui-ci, plus onéreux a l'avantage de délivrer une vitesse proportionnelle à la tension appliquée à ses bornes. Un nouveau problème se pose. Comment produire à partir du réseau électrique triphasé une puissance électrique continue à tension variable suffisante pour entraîner un ascenseur ? Le système Ward-Léonard voit enfin le jour et va résoudre ce problème. L'ascenseur à vitesse régulée est enfin né !

1945-1975

 

Suite à la seconde guerre mondiale, des progrès considérables en automatisation sont apparus. Jusqu'à présent les ascenseurs se contentaient de se déplacer. Ils vont devenir "intelligents" L'application de l'automatisation aux appareillages d'ascenseur va permettre de mettre en batterie de plus en plus d'ascenseurs. Ceux-ci vont enfin être capables de répondre intelligemment à la demande de trafic des immeubles. Dans la même période, Schlieren va inventer le régulateur à courant continu Variatron™ équipé d'une lampe à vide de type triode nommée thyratron. Jusqu'à présent, la régulation des systèmes Ward-Léonard se faisait toujours à l'aide de gros contacteurs et de résistances de très grande puissance. Le thyratron va permettre de produire très aisément du courant continu de moyenne puissance à tension variable. Par après, le thyristor, composant électronique fabriqué à l'aide de silicium va détrôner par son prix modique le thyratron. Les systèmes de régulation moderne ont enfin vu le jour.

1975-1985

 

Jusqu'à présent, les appareillages des batteries d'ascenseurs étaient composés de centaines de relais destinés à calculer les algorithmes de manœuvre de ces derniers. L'apparition des premiers ordinateurs à microprocesseur et leur implication dans la technologie des ascenseurs va permettre de réduire considérablement l'espace nécessaire aux appareillages et va à nouveau en réduire le coût de production. D'autre part, de nouveaux thyristors de forte puissance sont à présent disponible sur le marché. Ceux-ci permettront de réguler électriquement des machines de traction à courant alternatif. Le Ward-Léonard, très coûteux à installation et en consommation électrique devient subitement anachronique.

1985

 

L'invention de transistors de forte puissance permet au constructeur d'ascenseurs Koné de mettre sur le marché le premier régulateur de vitesse d'ascenseur à variation de tension et variation de fréquence ( VVVF). Celui-ci va permettre de réguler enfin la vitesse du moteur à induction alternatif d'une manière confortable et souple. En effet, jusqu'à présent la vitesse d'un moteur alternatif était directement proportionnelle à la fréquence de la tension d'alimentation. Pour arriver à faire varier cette vitesse il fallait freiner le moteur par injection d'un courant continu dans le second enroulement du moteur. Cette technique était bruyante, onéreuse en énergie et parfois dommageable pour le moteur. Varier la vitesse par la fréquence était connu depuis longtemps mais irréalisable sans transistors puissants.

1996

 

Les machineries en toiture sont peu esthétiques, L'installation d'ascenseurs hydraulique avec machinerie en cave coûte très cher. Koné fabrique la première machine de traction de type gearless à moteur axial et lui donne pour nom EcoDisc™. Celle-ci, très compacte, trouve sa place dans la gaine, directement fixée sur un guidage. L'appareillage d'une technique révolutionnaire à micro-composants est installé dans le retour de la porte palière du dernier niveau. Le concept d'ascenseur sans salle de machine n'est plus une utopie. Le Monospace™ est né.



© Guilleaume Alain